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Bonjour Daria. Peux-tu te présenter en quelques mots?

Bonjour! Je suis russe ukrainienne, j’ai grandi en Suède où je suis arrivée en 1996. Après j’ai eu la possibilité de partir en France pour mes études, alors je suis venue à Montpellier pour étudier le droit européen comme étudiante Erasmus et le premier jour j’ai rencontré Sébastien (co-fondateur de La Caravane des Langues, ndlr). Il  parlait déjà beaucoup de langues, moi aussi j’étais très curieuse de ça, on a vite compris qu’on voulait travailler avec les langues et a créé notre école. Deux ans après j’ai fondé aussi la Caravane des Langues.

Quelles langues parles-tu aujourd’hui?

Je parle russe, suédois, français, anglais et grec. Malheureusement je ne parle pas beaucoup ukrainien parce que je n’ai pas grandi en Ukraine mais je le comprends, ma famille parle ukrainien et moi je mélange un peu.

Quelles langues tu voudrais apprendre encore?

J’apprends dans le contexte. Ça veut dire que si demain je pars vivre en Espagne ou en Allemagne je vais apprendre cette langue là. Étant donné que je suis en Australie en ce moment, il n’y a pas vraiment de contexte linguistique, pas de nouvelles langues. Sinon je dirais peut être l’espagnol parce que Sébastien est franco-argentin et j’entends cette langue beaucoup quand il parle avec sa famille, ou le brésilien parce que notre Caravane des Langues n’existe pas qu’en France, il y en a aussi à Rio de Janeiro, A Caravana das Línguas, ça serait pratique de parler le portugais du Brésil.

Comment tu as eu l’idée de créer la Caravane des Langues?16924039_10154881782601203_718034294_n

Quand j’ai commencé mon école de langues je cherchais comment enseigner de la meilleure façon, je développais mes méthodes à moi. Après j’ai senti que j’avais envie de plus qu’enseigner, j’avais envie de promouvoir les langues, de les sortir du cadre scolaire. La Caravane des Langues est née parce que j’avais envie d’aller plus loin, de voir ce qu’on peut faire hors de la façon traditionnelle d’enseigner. On est allé dans la culture, on a commencé à utiliser la musique, les jeux, des activités ludiques comme un moyen de déblocage linguistique.

J’avais envie de réunir un groupe, quand on travaille ensemble on peut faire plus, chacun a quelque chose à rajouter. Je me suis dit qu’une association c’était la meilleure façon d’expérimenter ensemble, une façon de créer une motivation personnelle et pas lucrative. On était trois quand on avait commencé, moi, Sébastien et encore une fille. La première année il y avait beaucoup de concentration sur le côté administratif, pour démarrer l’association, mais vers la deuxième année déjà il y avait plein de gens qui sont venus nous rejoindre, souvent du milieu théâtrale comme Ana et Daniel, on a commencé à expérimenter de nouvelles méthodes, à participer aux festivals… Puis la radio est arrivée un peu au hasard, on a rencontré un animateur de la radio FMR lors d’une animation à Albi qui nous a proposé de faire les émissions, j’ai proposé à Ana de les animer et elle a accepté. La troisième année on a pu déjà faire des groupes – l’administration, la communication, etc, l’association est devenue structurée.

Je voudrais dire que notre association est un peu différente des autres, souvent quand tu arrives dans une association on te demande de faire ce que tu sais faire le mieux. A la Caravane des Langues ce n’est pas ce que tu sais bien faire mais ce que tu veux faire. Par exemple, si tu sais pas faire la radio mais t’as envie d’apprendre, on va pas te dire «tu n’as pas d’expérience», on va t’aider à découvrir. Chaque bénévole peut grandir dans son projet personnel, se développer, c’est aussi pour ça que tout le monde est si investi dans le projet.

Qu’est-ce que tu souhaites à la Caravane des Langues pour l’avenir?

Je suis très contente pour ce que la Caravane est devenue maintenant, mon rêve de faire un projet pour la promotion des langues et des cultures, de sortir les langues des écoles pour qu’elles appartiennent à tout le monde s’est réalisé. Le fait que cette philosophie continue de vivre sans moi c’est une réussite, désormais le projet n’appartient pas plus à moi qu’à un autre. Maintenant je veux que ça continue, j’aimerais qu’on s’ouvre plus à l’international, qu’on fasse plus d’échanges avec d’autres pays. On a déjà commencé à mettre des graines au Brésil, à partager les outils qu’on a développé avec l’équipe brésilienne, on peut transmettre ça aussi aux autres. J’aime beaucoup le partage, si quelqu’un veut faire partie de ce qu’on a créé on lui trouvera une place dedans.

J’espère aussi qu’on aura plus de contacts avec d’autres associations et avec les mairies, nous avons déjà visité plusieurs villes du sud, je voudrais qu’on aille ailleurs, en Bretagne par exemple, j’aime beaucoup le breton, ou pourquoi pas à Paris. Je voudrais plus de collaboration pour la Caravane, ne pas se limiter à ce qu’on a déjà fait et toujours découvrir de nouvelles choses.

Est-ce qu’il y a autre chose que tu voudrais dire à nos lecteurs?

Je suis très heureuse qu’il y ait des gens qui souhaitent partager mon rêve. Quand tu as une idée et que les gens croient en ça et te disent «on y va», et qu’on continue d’y aller des années et des années avec le même enthousiasme c’est juste formidable. Je veux remercier tout le monde qui s’est investi dans le projet, les bénévoles, les associations avec lesquelles on a travaillé, ça me fait tellement plaisir de voir que ça marche. J’espère qu’il y aura encore plus de gens qui découvriront notre philosophie.

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